Scratch : PHILIPPE COTE : À LA LISIÈRE, LA POSSIBILITÉ D'UNE APPARITION
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𝐒𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧
Philippe Cote, né en 1965 à Caen, a réalisé environ vingt-cinq films entre 1998 et 2016. Il fut à la fois cinéaste, cinéphile, programmateur, grand voyageur, et l’un des membres fondateurs de L’Etna, atelier de cinéma expérimental à Paris. Il a accompagné nombre de cinéastes par son écoute, son blog, ses programmations qui mêlaient l’expérimental et le documentaire. Dix ans ont passé depuis sa disparition. Ses films et sa personnalité ont marqué sa génération à partir de 2000.
Sa démarche, sensible et radicale, a consisté à expérimenter une matière en perpétuelle transformation à travers les motifs du corps et de l’intériorité, puis les espaces lointains lors de ses voyages. Son rapport à un cinéma élémentaire où le rythme, la lumière, la couleur sont essentiels, a entraîné l’utilisation de techniques variées : peinture sur pellicule, film sans caméra, re-filmage artisanal, montage et projection en argentique et en numérique. Son cinéma s’est orienté, surtout dans les dix dernières années, vers une approche radicalement poétique du documentaire. Ses thèmes principaux : le corps solitaire du cinéaste, qui en filmant, expérimente les formes et les mouvements – remous, cataclysmes… – de la matière qu’il regarde et qu’il saisit.
Philippe Cote fut un cinéaste d’un regard profondément humble, inspiré à la fois par le cinéma abstrait et par le documentaire anthropologique. L’œuvre de Stan Brakhage, puis de Peter Hutton le guident et l’engagent particulièrement. Se filmant d’abord lui-même, il a ensuite voyagé en Andalousie, en Asie, au Canada, s’approchant des lointains intérieurs. 𝐿’𝑒𝑛-𝑑𝑒𝑑𝑎𝑛𝑠, série de sténopés sans caméra, fait émerger la lumière et la couleur comme éléments purs, surgissements d’images premières. 𝐼𝑚𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑎𝑢 figure son propre engloutissement et sa renaissance comme des avènements successifs essentiels. 𝑉𝑎, 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 participe de ces avènements de l’intérieur vers le dehors. Son œuvre convoque un monde d’avant le langage, une traversée des cadres vers des mondes lointains, cachés, dévoilés.
— Catherine Barreau, Maria Kourkouta, Violeta Salvatierra
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𝗟'𝗘𝗡 𝗗𝗘𝗗𝗔𝗡𝗦
2002 / 16mm / couleur / silencieux / 23' 00
𝗜𝗠𝗔𝗚𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟'𝗘𝗔𝗨
2013 / Super 8 > DCP / coul-n&b / sonore / 11' 00
𝗩𝗔, 𝗥𝗘𝗚𝗔𝗥𝗗𝗘 - 𝟮
2009 / Super 8 > DCP / n&b / silencieux / 27' 00
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Tarifs & abonnements : https://www.luminor-hoteldeville.com/tarifs/
Read this in English: https://lightcone.org/en/news-973-philippe-cote-a-la-lisiere-la-possibilite-d-une-apparition
Philippe Cote, né en 1965 à Caen, a réalisé environ vingt-cinq films entre 1998 et 2016. Il fut à la fois cinéaste, cinéphile, programmateur, grand voyageur, et l’un des membres fondateurs de L’Etna, atelier de cinéma expérimental à Paris. Il a accompagné nombre de cinéastes par son écoute, son blog, ses programmations qui mêlaient l’expérimental et le documentaire. Dix ans ont passé depuis sa disparition. Ses films et sa personnalité ont marqué sa génération à partir de 2000.
Sa démarche, sensible et radicale, a consisté à expérimenter une matière en perpétuelle transformation à travers les motifs du corps et de l’intériorité, puis les espaces lointains lors de ses voyages. Son rapport à un cinéma élémentaire où le rythme, la lumière, la couleur sont essentiels, a entraîné l’utilisation de techniques variées : peinture sur pellicule, film sans caméra, re-filmage artisanal, montage et projection en argentique et en numérique. Son cinéma s’est orienté, surtout dans les dix dernières années, vers une approche radicalement poétique du documentaire. Ses thèmes principaux : le corps solitaire du cinéaste, qui en filmant, expérimente les formes et les mouvements – remous, cataclysmes… – de la matière qu’il regarde et qu’il saisit.
Philippe Cote fut un cinéaste d’un regard profondément humble, inspiré à la fois par le cinéma abstrait et par le documentaire anthropologique. L’œuvre de Stan Brakhage, puis de Peter Hutton le guident et l’engagent particulièrement. Se filmant d’abord lui-même, il a ensuite voyagé en Andalousie, en Asie, au Canada, s’approchant des lointains intérieurs. 𝐿’𝑒𝑛-𝑑𝑒𝑑𝑎𝑛𝑠, série de sténopés sans caméra, fait émerger la lumière et la couleur comme éléments purs, surgissements d’images premières. 𝐼𝑚𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑎𝑢 figure son propre engloutissement et sa renaissance comme des avènements successifs essentiels. 𝑉𝑎, 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 participe de ces avènements de l’intérieur vers le dehors. Son œuvre convoque un monde d’avant le langage, une traversée des cadres vers des mondes lointains, cachés, dévoilés.
— Catherine Barreau, Maria Kourkouta, Violeta Salvatierra
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𝗟'𝗘𝗡 𝗗𝗘𝗗𝗔𝗡𝗦
2002 / 16mm / couleur / silencieux / 23' 00
𝗜𝗠𝗔𝗚𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟'𝗘𝗔𝗨
2013 / Super 8 > DCP / coul-n&b / sonore / 11' 00
𝗩𝗔, 𝗥𝗘𝗚𝗔𝗥𝗗𝗘 - 𝟮
2009 / Super 8 > DCP / n&b / silencieux / 27' 00
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Tarifs & abonnements : https://www.luminor-hoteldeville.com/tarifs/
Read this in English: https://lightcone.org/en/news-973-philippe-cote-a-la-lisiere-la-possibilite-d-une-apparition
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