PHOTOGRAPHY INTO SCULPTURE

Schedule

Thu, 17 Sep, 2026 at 07:30 pm

UTC+02:00
Location

Espace Jemmapes - 116, quai de Jemmapes, 75010 Paris, France | Paris, IL

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LA PHOTOGRAPHIE EN SCULPTURE
Un hommage et une mise à jour
17.09 → 30.10.2026
Vernissage — 17.09 à 19h30
Immix Galerie, Paris
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Une exposition internationale sous le commissariat de L. Mikelle Standbridge, présentée après son passage remarqué en Italie à CasaRegis - Center for culture andc ontemporary art, Italy.
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12 artistes.
Photographie, sculpture, objet, installation.
Quand l’image quitte le cadre et investit l’espace.
Avec Olga Caldas, Bennie Flores Ansell, Silvia Gaffurini, Oona Hyland, Diane Meyer, Villiam & Henrik Miklos Andersen, Lisa Mikelle Standbridge, Dawn Surratt, @RobertaToscano, Fabiola Ubani et Ugo Sanchez Werner.
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/// Une invitation à repenser la photographie : non plus seulement comme une image à regarder, mais comme un objet à expérimenter dans l’espace.///
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Et nous aurons le plaisir d’accueillir @VictoriaChapman, venue de Los Angeles, pour cette occasion.
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Espace Jemmapes
116 quai de Jemmapes, Paris 10e
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LE POINT DE DEPART
En 1970, Peter C. Bunnell organisait au Museum of Modern Art de New York l’exposition révolutionnaire Photography into Sculpture, consacrée à l’émergence d’une photographie devenue objet, affranchie de son cadre traditionnel. Dix ans plus tard, Bunnell constatait pourtant que cette expérience — celle de la photographie transformée en sculpture — semblait ne pas avoir poursuivi son évolution comme forme artistique à part entière.
L’exposition collective internationale présentée aujourd’hui à Immix Galerie, grâce au partenariat avec Casa Regis – Centre for Culture and Contemporary Art (Italie), propose une relecture contemporaine de cette histoire.
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Les artistes réunis ici explorent les possibilités d’une photographie libérée des contraintes traditionnelles du médium : images, objets, volumes, matières et installations se rencontrent et investissent l’espace en trois dimensions.

Plusieurs artistes travaillent directement à partir du tirage photographique, qu’ils transforment par des interventions manuelles. Diane Meyer, par exemple, brode ses photographies au point de croix. Elle intervient sur des paysages situés à l’emplacement de l’ancien mur de Berlin, faisant apparaître les traces psychologiques que cette frontière continue d’inscrire dans les lieux et les mémoires.
L. Mikelle Standbridge raye, coud, cire et teint ses tirages photographiques avant de les façonner en formes tridimensionnelles. Elle interroge ainsi la matérialité même de l’image et les frontières entre photographie et objet.
Dawn Surratt recourt à de subtiles techniques de transfert, presque imperceptibles, sur du papier de chanvre, de l’argile papier ou de la soie. Travaillés à la main avec de la cire froide et des pigments, ces matériaux sont assemblés dans de minuscules livres-drapeaux qui évoquent la perte, la transformation et le changement.
D’autres artistes s’affranchissent davantage du tirage photographique traditionnel, travaillant autour de lui, à travers lui ou au-delà de ses limites. Dans une démarche interdisciplinaire, Silvia Gaffurini associe des images photographiques imprimées sur papier calque à des dessins en relief générés par l’intelligence artificielle, donnant forme à un avenir que la réalité semble avoir cessé d’imaginer.
Henrik Miklos Andersen et Roberta Toscano utilisent tous deux le « Backlight », un support transparent conçu pour être rétroéclairé. Andersen compose des images à partir de photographies familiales, mises en lumière par des LED et insérées dans des cadres circulaires en laiton qu’il réalise lui-même.
Toscano, quant à elle, transforme des valises anciennes en tables optiques. Le voyage devient alors autant un espace de projection mentale qu’un déplacement physique. À travers ces objets, elle explore les territoires mouvants de l’intime et du voyage intérieur.
Fabiola Ubani travaille sur cet espace incertain qui se situe entre présence et absence. Elle imprime sur verre des scènes éthérées dans lesquelles paysages et lits semblent se confondre, abordant ainsi la fragilité des liens, des souvenirs et des présences qui nous relient les uns aux autres.
Olga Caldas investit à son tour l’espace domestique en imprimant ses photographies sur des supports inattendus. Une nappe, un rideau ou encore une assiette deviennent ainsi les surfaces d’un univers photographique traversé par un imaginaire noir et surréaliste, à la fois intime, étrange et théâtral.
Oona Hyland s’intéresse elle aussi aux qualités matérielles et symboliques de l’objet. Attirée par la forte charge de sens des récipients en argile — entre territoire, matérialité et idéologie — elle transpose sur des cruches en céramique des abstractions photographiques réalisées sans appareil.
Villiam Miklos Andersen mobilise quant à lui des technologies contemporaines pour produire des objets à l’esthétique résolument futuriste. Il utilise des scanners CT pour générer les formes de cadres ensuite découpés dans de l’acrylique néon, tandis que l’image centrale est constituée de gravures réalisées au laser sur de l’acrylique miroir. Son image high-tech d’une fraise évoque les transformations de notre alimentation à l’ère des technologies, de l’augmentation artificielle du vivant et de la distribution automatisée.
Bennie Flores Ansell développe une pratique de l’installation d’une tout autre nature. Elle aborde la photographie de manière indirecte en travaillant à partir d’artefacts issus des coulisses du processus photographique : transparents positifs, filtres à contraste variable, bobines de film orthographique 35 mm ou films dichroïques. Ses sculptures et projections lumineuses réinvestissent avec une dimension ludique ces éléments issus de l’histoire de la photographie analogique, tout en renvoyant à l’acte même de produire une image.
La diversité des styles, des techniques et des thématiques réunis dans l’exposition témoigne de l’élargissement constant du champ photographique. Chaque artiste développe une approche singulière de la manière dont la photographie peut devenir objet, matière, volume ou installation.
Loin de se limiter à l’image plane, la photographie investit aujourd’hui de nouveaux supports, de nouveaux espaces et de nouvelles technologies. Elle se transforme au contact des objets du quotidien, des procédés industriels, du numérique et des pratiques artisanales. Plus qu’un simple prolongement du médium photographique, cette hybridation apparaît désormais comme l’un de ses territoires d’expérimentation les plus féconds.
L. Mikelle Standbridge


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Where is it happening?

Espace Jemmapes - 116, quai de Jemmapes, 75010 Paris, France, 116 Quai de Jemmapes, 75010 Paris, France, Paris

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