Palestine #8
Schedule
Wed Mar 25 2026 at 06:30 pm to 08:45 pm
UTC+01:00Location
Cinéma Saint-André des Arts | Paris, IL
About this Event
- Mahmoud Darwich : et la terre, comme la langue de (by) Simone Bitton & Elias Sanbar
1997/France/59'/Arabe, Français
« En arabe, un seul et même mot désigne la maison et le vers poétique : « Bayt ». Nous avons fait ce film autour de cette idée, car nous vivons dans les poèmes de Mahmoud Darwich, ils font partie de notre vie, comme l’exil.
Darwich est l’un des plus grands poètes arabes contemporains. Pour nous, qui vivons la tragédie moyen-orientale au quotidien, il est à la fois une référence morale et une voix amie, familière. Il est cet enfant traumatisé, jeté sur les routes de l’exil lors de l’exode palestinien de 1948, qui réinscrit par la poésie le nom de son village détruit sur la carte du monde. Mais il est aussi celui qui interpelle l’autre, lui parle et recherche l’humain en lui.
On a de la peine à s’imaginer, en Occident, l’immense ferveur populaire qui entoure les grands poètes en Orient. Dans le monde arabe, non seulement on lit plus de poèmes que de romans, mais aussi la poésie est un Art vivant, déclamé en public par ses auteurs. C’est pourquoi nous avons voulu faire un film qui soit plus qu’un portrait biographique de Mahmoud Darwich : notre ambition était de faire partager l’émotion intense née de ses mots, de ses métaphores, de son rythme inimitable. Nous avons conçu ce film autour de sa voix, et nous lui avons emprunté la cadence .
Nous n’avons pas interrogé de témoins, ni de spécialistes. Nous lui avons laissé le soin de se raconter lui-même, car nous pensons qu’il est le meilleur critique de lui-même, de son œuvre et de sa vie, de son déchirement entre l’intime et le collectif, le classicisme et la modernité, la mémoire et le présent. Notre homme étant perpétuellement en voyage, nous avons suivi sa valise à la trace, de Jordanie en Cisjordanie, de Paris à Tunis, du Caire à Beyrouth. Nous avons filmé le poète dans son errance, mais aussi nous avons filmé son absence. Nous avons filmé sa Galilée interdite comme il la chante. Nous avons voulu filmer l’exil, et la poésie qui jaillit de l’exil.
En appelant ironiquement tous les patriarches, les saints, les prophètes et les conquérants de l’histoire au chevet de sa terre promise et perdue, Darwich a créé une Andalousie moderne, pétrie d’humanisme et de tolérance, mais aussi d’impertinence et d’érotisme. Une Andalousie qui n’est plus un lieu ni un âge d’or révolu, mais un état psychologique et une esthétique contemporaine. « Les prophètes sont tous des miens, mais le ciel est loin de sa terre, et je suis loin de mes mots… » C’est cette élégance nomade qui apparaît dans chaque strophe d’un recueil ouvert au hasard, que ce film a l’ambition de faire connaître, et aimer.
Mahmoud Darwich déteste les caméras. Nous savions sa timidité, mais nous avons relevé le défi en toute simplicité et en toute amitié : celle qui nous lie depuis de longues années, et celle que chacun de nous deux s’honore de partager avec lui. Sans cette complicité, la tâche aurait été impossible. »
“In Arabic, the same word, ‘bayt’, denotes both ‘house’ and ‘poetic verse’. We made this film around this idea, as we inhabit the poems of Mahmoud Darwish, they are part of our lives, as is exile.
Darwish is one of the greatest contemporary Arab poets. For us, who experience the Middle East tragedy every day, he is both a moral compass and a friendly, familiar voice. He is the traumatised child, cast onto the roads of exile during the Palestinian exodus of 1948, who through his poetry re-inscribes the name of his razed village on the world map. But he is also someone who challenges others, speaks to them and searches for what is human in them.
In the West, it is hard to imagine the immense popular enthusiasm for the great poets of the East. In the Arab world, not only does poetry have a larger readership than novels, but it is also a living Art, recited in public by its authors. This is why we wanted to make a film that was more than a biographical portrait of Mahmoud Darwish: our ambition was to share the intense emotion stirred up by his words, his metaphors, his inimitable rhythm. We developed this film around his voice and borrowed its rhythm from him.
We did not interview witnesses or experts. We wanted him to tell his own story, as we think he is his own best critic, be it of his work, his life, his inner struggle between the intimate and the collective, classicism and modernism, memory and the present. As our man is constantly travelling, we followed his suitcase, from Jordan to the West Bank, from Paris to Tunis, from Cairo to Beirut. We filmed the poet not only as he moved around, but also filmed his absence. We filmed his forbidden Galilee as he sings it. We wanted to film exile and the poetry that springs out of exile.
By ironically calling history’s patriarchs, saints, prophets and conquerors to the sickbed of his promised land now lost, Darwish has created a modern Andalus, infused with humanism and tolerance, but also with impertinence and eroticism. An Andalus that is no longer a place or bygone golden age, but a psychological state and contemporary aesthetic. “All the prophets are my kin, but heaven is still far from its earth, and I am still far from my words…”. It is this nomad elegance which appears in each verse of a poetry collection opened randomly that this film aims to make known and loved.
Mahmoud Darwish detests movie cameras. We were well aware of his shyness, but we took up the challenge in all simplicity and friendship: a friendship that has formed our bond for many years, and which both of us are honoured to share with him. Without this complicity, the task would have been impossible.”
Version originale sous-titrée français. Original version with French subtitles.
- Ma’loul fête sa destruction de (by) Michel Khleifi
1985/Belgique/30'/Arabe, Hébreu
Pendant longtemps, les premiers habitants de Ma’loul, un village palestinien de Galilée détruit par Israël après la guerre de 1948, n’ont été autorisés à se rendre dans leur ancien village qu’une fois par an, à l’occasion du jour de l’indépendance israélienne. Le film les suit ce jour-là, révélant un monde de souvenirs douloureux et la détermination des villageois à s’accrocher à leur terre ancestrale. Les anciens du village se souviennent de leurs coutumes et propriétés d’antan, tandis que les jeunes se précipitent pour savourer leur héritage interdit. Entre ces scènes, on voit un enseignant dans une salle de classe palestinienne qui explique à ses élèves l’histoire de la Palestine, de l’Holocauste et de la création d’Israël.
For many years, the first inhabitants of Ma’loul, a Palestinian village in Galilee destroyed by Israel after the 1948 war, were only authorised to return to their former village once a year, on Israeli Independence Day. The film follows them on that day, revealing a world of painful memories and the villagers’ determination to cling to their ancestral land. The village elders remember their customs and former properties, whilst the the young are eager to savour their forbidden heritage. Between theses scenes, we see a teacher in a Palestinian classroom explaining to his students the history of Palestine, the Holocaust and the creation of Israel.
Version originale sous-titrée français. Original version with French subtitles.
La projection sera suivie d'un débat avec les cinéastes. The screening will be folowed by a Q&A wit the filmmakers.
Where is it happening?
Cinéma Saint-André des Arts, 30 Rue Saint-André des Arts, Paris, FranceEvent Location & Nearby Stays:
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