MANIFESTATION à Tiohtià:ke - ÉLECTIONS PIÈGE À CONS, POUR GAGNER GRÈVONS!

Schedule

Sat, 03 Oct, 2026 at 02:00 pm

UTC-04:00
Location

Statue de Félix Leclerc | Montreal, QC

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En octobre, nous voilà face à une bien belle situation : trois partis qui se foutent de nous, une blague de gauche et zéro avenue où on se fait pas arnaquer. En effet, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a déjà largement démontré son mépris pour la jeunesse et le peuple. Le Parti Québecois (PQ), pour sa part, demeure focalisé sur des fantaisies nationalistes racistes, tandis que le Parti Libéral reste fidèle à lui-même : toujours les mêmes menteurs aux service des riches. De son côté, Québec Solidaire sera chanceux s'il réussit à conserver ne serait-ce qu’un seul siège à l’Assemblée nationale.
La réalité est claire: peu importe les résultats des élections, l'austérité reste au menu. Aucun parti n'agira contre la précarité que les personnes étudiantes vivent. Du moins, aucun ne le fera de gaieté de cœur, car lorsque que le système électoral échoue à adresser nos besoins, la solution est simple: il faut prendre action par nous-même afin de leur forcer la main. Il faut la grève.
Aujourd’hui, c’est dur de vivre. L’épicerie coûte de plus en plus cher, les loyers explosent et les fins de mois angoissent. Beaucoup sautent des repas, travaillent tout en étudiant à temps plein ou demeurent dans des logements insalubres, faute de pouvoir se permettre mieux. D’autres restent prisonnier.ère.s de situations familiales malsaines simplement parce qu’iels n’ont pas les moyens de partir. C’est alors que pendant que nous cherchons comment payer notre prochain loyer ou notre prochaine facture d’épicerie, les politicien.e.s agitent les discours identitaires racistes pour détourner notre colère vers les personnes immigrantes. Fidèles aux intérêts des grandes entreprises qui financent et influencent leur pouvoir, ces mêmes politiciens qui nous chantent leurs discours cet automne, préfèreront toujours protéger les profits du privé plutôt que répondre à la crise.
On se fout de nous. Parce que leurs intérêts sont fondamentalement opposés à ceux de la majorité de la population, ils se choisiront toujours avant de gouverner pour celleux qu’ils prétendent représenter. On le voit bien lorsque des travailleureuses utilisent symboliquement la guillotine pour exprimer leur colère : toute la classe politique se serre les coudes pour dénoncer une prétendue violence. Pourtant, la véritable violence est ailleurs. Elle réside dans leur refus de protéger le filet social, de s’attaquer à la crise du logement ou de freiner l’explosion du coût de la vie. Il est facile pour eux d’ignorer cette violence, ce ne sont pas des gens qui savent c’est quoi être anxieux à la fin du mois, ni être pris avec un boss qui t’engueule pour le plaisir, ou simplement de faire son épicerie en suivant les spéciaux. Pour la plupart propriétaires de plusieurs résidences et proches des intérêts économiques dominants, ils défendent un système qui les avantage et où le profit passe avant le droit fondamental de se loger, de se nourrir et de vivre dignement. Ce n’est plus le moment d’attendre des «solutions» des politiciens qui démontrent, jour après jour, qu’ils se foutent de nous. Il faut la grève.
Dans les 40 dernières années, tous les partis au pouvoir ont attaqué le système d’enseignement post-secondaire. Résultats : des bâtiments qui s'écroulent, un manque d’espace pour répondre à la demande, des programmes qui n'offrent presque plus de choix de cours, un effacement des services aux personnes étudiantes à besoins particuliers, une augmentation des frais de scolarité et un affaiblissement majeur de l’Aide financière aux études (AFE). On a plus de plaisir à étudier. La CAQ, les libéraux et les péquistes ont tous joué de manière enthousiaste leur rôle dans la destruction de l’enseignement libre, accessible, abordable et de qualité. Cette destruction n’a pas été ralentie par les innombrables élections, mais elle l’a été par des mobilisations étudiantes historiques, qui ont su faire peur aux puissants. Maintenant qu’étudier est devenu un choix inaccessible pour tant de personnes, et une réalité marquée par la précarité pour tant d’autres, nous devons réclamer des gains qui permettent des conditions d’études dignes de ce nom. Il faut la grève.
À cet effet, la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES) revendique une réforme de l’AFE ainsi qu’un réinvestissement en éducation post-secondaire. La réforme est nécessaire afin que les personnes étudiantes puissent réellement se consacrer à leurs études sans devoir choisir entre réussir leurs cours et payer leur loyer. Le système actuel ne tient pas compte de la réalité : le coût de la vie augmente, mais les montants accordés demeurent insuffisants et les règles entourant le revenu protégé pénalisent même celleux qui tentent de travailler pour subvenir à leurs besoins. Être aux études ne devrait pas signifier survivre en se privant de l’essentiel, c’est aussi avoir les moyens de vivre dignement. Mais une aide financière adéquate ne suffit pas à elle seule. Il faut aussi un réinvestissement massif en éducation pour mettre fin à la dégradation de nos institutions. L’éducation ne peut pas être traitée comme une dépense à réduire, alors qu’elle constitue un bien collectif essentiel. La CRUES ne demande pas des privilèges, elle réclame les conditions minimales pour que chaque personne puisse étudier et vivre dignement. Et pour gagner, il faut la grève.
En effet, votez n’a jamais été suffisant pour défendre les intérêts étudiants, et en ce moment c’en est presque inutile. Notre gouvernement est tiré de tous les côtés par des forces qui se battent pour faire passer leurs intérêts en premier. Que ce soit l’OTAN qui pousse pour une économie de guerre se construisant sur notre exploitation, les lobbys des grandes industries qui veulent maximiser leur profits à tout prix, ou encore la CORPIQ qui défend le droit de ton propriétaire de ne pas réparer tes tuyaux qui fuitent, tout le monde veut sa part du gâteau.
Face à cela, il est à nous de défendre nos intérêts et de forcer le gouvernement à arrêter de nous ignorer. En tant que personnes étudiantes, nous n’avons pas de leviers géopolitique, ni des millions de dollars à investir dans le lobbying. Mais nous avons un outil extrêmement puissant: la grève.
La société repose sur le travail, et en tant que futur travailleur.euse.s, nous avons la capacité de suspendre nos études afin de menacer le gouvernement de ne pas avoir de graduation pour une session, ce qui endommagerait de manière considérable la productivité économique du soi-disant québec, et ça, le gouvernement aime pas ça. C’est par cette pression collective que nous pouvons créer un véritable rapport de force et arracher des gains, comme le mouvement étudiant nous l’a déjà prouvé par le passé.
Le chemin vers de meilleures conditions d’études, vers un monde où l’on peut étudier sans être précaire, est clair : il passe par notre capacité à nous organiser et à faire la grève. Les urnes peuvent changer un gouvernement, mais elles ne remplaceront jamais l’organisation collective.
Le 3 octobre, retrouvons-nous dans la rue lors des manifestations à Tiotià:ké (Montréal) et Kébec (Québec). Ne tombez pas dans leur piège, pour gagner, il faut la grève.
ENDOSSER NOUS : https://forms.gle/p5WCtKtcZ5CatKhx8
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Statue de Félix Leclerc, 3932 Avenue Calixa-Lavallée, Montréal, QC H2L 3A8, Canada, Montreal

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