FILMS DE CHAMBRES - séance du Colloque « Le film de chambre : esthétiques, histoires, politiques »
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CHAMBRES DE PROJECTION
Projection dans le cadre du colloque « Le film de chambre : esthétiques, histoires, politiques », organisé par Fanny Cardin, Pierre Eugène et Charlie Hewison, à l’Université Picardie Jules Verne et Université Paris Cité. En collaboration avec Re:Voir, et en présence des cinéastes Anne-Sophie Brabant et Pierre Gerbeaux.
Réunissant plusieurs œuvres et cinéastes fondatrices du « film de chambre », ce programme propose d’envisager l’espace domestique comme lieu de projection : des rêves, des angoisses, du désir. À travers des pratiques expérimentales, autobiographiques ou essayistiques, la chambre y devient l’endroit d’un brouillage entre réalité matérielle et vie intérieure, entre l’intime et le collectif, le corps et son environnement.
- MESHES OF THE AFTERNOON
(Maya Deren, 14min, 1943, projeté en 16mm) :
Premier et plus célèbre film de Maya Deren, fondateur de sa notion de « chamber films ». « Le film commence dans la réalité pour se terminer dans celle-ci. Entre-temps, l’imagination, présentée ici sous la forme d’un rêve, est intervenue. Elle s’empare d’un incident particulier et lui donne une importance considérable puis rabat le produit de ses circonvolutions dans la réalité. La protagoniste n’est pas victime d’hallucinations, dont le monde lui serait indépendant pour ne pas dire inconscient ; bien au contraire, elle est détruite par une action imaginaire. »
- MY ROOM LE GRAND CANAL
(Anne-Sophie Brabant et Pierre Gerbeaux, 32min, 2002, projeté en 35mm) :
« MY ROOM LE GRAND CANAL est une femme, ou plutôt, une sensation de féminité. L'histoire d'une femme et d'un homme jusqu'à leur étreinte. Puis un effondrement. Une disparition. Disparition de l'homme, et avec lui, de l'histoire. Disparition de la femme à l'intérieur d'elle-même, dans les flux organiques de son corps intime et pourtant sans limite. Le mouvement immobile de la féminité. »
- YOU BE MOTHER
(Sarah Pucill, 7min, 1990, projeté en 16mm) :
« YOU BE MOTHER utilise une animation en image par image de manière à perturber l'ordre traditionnel de l'animé et de l'inanimé, du fluide et du solide. Un espace hallucinatoire se met en place à partir du moment où une image fixe du visage de l'artiste est projetée sur des tasses et des assiettes posées sur une table. Les oreilles, les yeux, le nez et la bouche sont fragmentés dans l'espace. Une main, d'un geste assuré, remet en place, décante, mélange. Ces événements se déroulent sur fond de sons amplifiés de grincement, de liquide qui se verse, et de cuillers qui mélangent. »
- CHICKENSTEW
(Holly Fisher, 11min, 1978) :
« La reconstitution d'une soirée entre amis, où une caméra statique, un son synchrone, une marmite brillante et un vieux poêle à bois conspirent dans un jeu de cache-cache avec l'illusion du film, le hasard et le point de vue du spectateur. La conversation « réfléchie » était aléatoire et spontanée. »
- LE JOUR OÙ...
(Chantal Akerman, 7min, 1997) :
« "Le jour où j'ai décidé de penser à l'avenir du cinéma ?
Je me suis levée du mauvais pied
J'ai versé un jus de pamplemousse sur un verre retourné
J'ai laissé mon bain déborder
J'ai renversé le café d'un geste large
J'ai mis mon T-shirt à l'envers [...] »
Séance dans le cadre du colloque « Le film de chambre : esthétiques, histoires, politiques » (l’Université Picardie Jules Verne et Université Paris Cité) :
https://u-paris.fr/cerilac/colloque-international-le-film-de-chambre-esthetiques-histoires-politiques/
& en collaboration avec Re:Voir, le Collectif Jeune Cinema et Light Cone.
Réservations : https://www.larchipelcinema.com/reserver/F637018/
༺༻❀༺༻༺༻❀༺༻
⭐Tarifs habituels
💌Cartes UGC, CIP et CinéPass acceptés
📽️𝐋'𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐩𝐞𝐥
📍17 bd de Strasbourg 75010 Paris
🚇Métro : Strasbourg Saint-Denis (4, 8, 9)
Projection dans le cadre du colloque « Le film de chambre : esthétiques, histoires, politiques », organisé par Fanny Cardin, Pierre Eugène et Charlie Hewison, à l’Université Picardie Jules Verne et Université Paris Cité. En collaboration avec Re:Voir, et en présence des cinéastes Anne-Sophie Brabant et Pierre Gerbeaux.
Réunissant plusieurs œuvres et cinéastes fondatrices du « film de chambre », ce programme propose d’envisager l’espace domestique comme lieu de projection : des rêves, des angoisses, du désir. À travers des pratiques expérimentales, autobiographiques ou essayistiques, la chambre y devient l’endroit d’un brouillage entre réalité matérielle et vie intérieure, entre l’intime et le collectif, le corps et son environnement.
- MESHES OF THE AFTERNOON
(Maya Deren, 14min, 1943, projeté en 16mm) :
Premier et plus célèbre film de Maya Deren, fondateur de sa notion de « chamber films ». « Le film commence dans la réalité pour se terminer dans celle-ci. Entre-temps, l’imagination, présentée ici sous la forme d’un rêve, est intervenue. Elle s’empare d’un incident particulier et lui donne une importance considérable puis rabat le produit de ses circonvolutions dans la réalité. La protagoniste n’est pas victime d’hallucinations, dont le monde lui serait indépendant pour ne pas dire inconscient ; bien au contraire, elle est détruite par une action imaginaire. »
- MY ROOM LE GRAND CANAL
(Anne-Sophie Brabant et Pierre Gerbeaux, 32min, 2002, projeté en 35mm) :
« MY ROOM LE GRAND CANAL est une femme, ou plutôt, une sensation de féminité. L'histoire d'une femme et d'un homme jusqu'à leur étreinte. Puis un effondrement. Une disparition. Disparition de l'homme, et avec lui, de l'histoire. Disparition de la femme à l'intérieur d'elle-même, dans les flux organiques de son corps intime et pourtant sans limite. Le mouvement immobile de la féminité. »
- YOU BE MOTHER
(Sarah Pucill, 7min, 1990, projeté en 16mm) :
« YOU BE MOTHER utilise une animation en image par image de manière à perturber l'ordre traditionnel de l'animé et de l'inanimé, du fluide et du solide. Un espace hallucinatoire se met en place à partir du moment où une image fixe du visage de l'artiste est projetée sur des tasses et des assiettes posées sur une table. Les oreilles, les yeux, le nez et la bouche sont fragmentés dans l'espace. Une main, d'un geste assuré, remet en place, décante, mélange. Ces événements se déroulent sur fond de sons amplifiés de grincement, de liquide qui se verse, et de cuillers qui mélangent. »
- CHICKENSTEW
(Holly Fisher, 11min, 1978) :
« La reconstitution d'une soirée entre amis, où une caméra statique, un son synchrone, une marmite brillante et un vieux poêle à bois conspirent dans un jeu de cache-cache avec l'illusion du film, le hasard et le point de vue du spectateur. La conversation « réfléchie » était aléatoire et spontanée. »
- LE JOUR OÙ...
(Chantal Akerman, 7min, 1997) :
« "Le jour où j'ai décidé de penser à l'avenir du cinéma ?
Je me suis levée du mauvais pied
J'ai versé un jus de pamplemousse sur un verre retourné
J'ai laissé mon bain déborder
J'ai renversé le café d'un geste large
J'ai mis mon T-shirt à l'envers [...] »
Séance dans le cadre du colloque « Le film de chambre : esthétiques, histoires, politiques » (l’Université Picardie Jules Verne et Université Paris Cité) :
https://u-paris.fr/cerilac/colloque-international-le-film-de-chambre-esthetiques-histoires-politiques/
& en collaboration avec Re:Voir, le Collectif Jeune Cinema et Light Cone.
Réservations : https://www.larchipelcinema.com/reserver/F637018/
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⭐Tarifs habituels
💌Cartes UGC, CIP et CinéPass acceptés
📽️𝐋'𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐩𝐞𝐥
📍17 bd de Strasbourg 75010 Paris
🚇Métro : Strasbourg Saint-Denis (4, 8, 9)
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Where is it happening?
Cinéma L'Archipel, 17 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris, France, Paris
Event Location & Nearby Stays:
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Host or PublisherCinéma L'Archipel



















